Jah Tiss Akae Beka Mebeghe — Biographie, artiste reggae, reporter et transmission culturelle

 Jah Tiss Akae Beka Mebeghe Aka Jean Antoine Mebenga-Mutel 777



Biographie complète, parcours artistique, musique reggae, reportage, audiovisuel et transmission culturelle


Jean Antoine Mebenga-Mutel, connu artistiquement sous le nom de Jah Tiss Akae Beka Mebeghe, développe depuis plusieurs années un parcours indépendant à la croisée de la musique, de la culture roots et reggae, de la sonorisation, de la production audiovisuelle, du reportage, du voyage et de la transmission des connaissances. Son histoire ne se résume pas à une seule fonction ou à une seule discipline. Elle correspond davantage à un cheminement dans lequel la musique constitue un point de départ, tandis que le son, l’image, le voyage, la recherche, la rencontre et la transmission deviennent progressivement les différentes expressions d’une même démarche.


Le parcours de Jah Tiss s’enracine dans une culture musicale qui apparaît très tôt dans les archives disponibles. Les traces liées à Artisanal Roots permettent notamment de retrouver une archive de 2008 autour de Rara Fonpanié et du titre « Mes cicatrices », enregistré en live avec Artisanal Roots. Cette période est importante parce qu’elle montre que son rapport à la musique roots et à la scène précède de nombreuses années les productions et apparitions qui seront ensuite associées au nom de Jah Tiss. L’histoire musicale ne commence donc pas avec Internet ou avec les productions les plus récentes : elle possède une profondeur antérieure que les archives vidéo permettent aujourd’hui de retrouver.


Cette expérience musicale s’accompagne progressivement d’une dimension collective et associative. Jean Antoine Mebenga-Mutel participe à la vie de l’association Conscience Universelle à Pont-Saint-Pierre, dont l’action est orientée vers la culture, la solidarité, la diversité, l’égalité et le rapprochement entre les personnes. Il y exerce notamment une responsabilité de trésorier et participe à des activités culturelles et événementielles. Cette période est particulièrement significative parce qu’elle permet de comprendre l’origine de l’une des constantes de son parcours : la musique n’est pas envisagée uniquement comme un divertissement ou comme une pratique artistique individuelle, mais comme un moyen de créer du lien, de réunir des personnes et de transmettre quelque chose.


Les archives consacrées à Artisanal Roots et à Conscience Universelle témoignent justement de cette rencontre entre musique, association, événement et audiovisuel. L’organisation et la sonorisation de concerts et d’événements viennent compléter la pratique musicale. Le rôle technique devient alors aussi important que le rôle artistique, car comprendre le son, installer le matériel, accompagner un spectacle et participer à sa réalisation permet de développer une vision globale de la création.


Cette orientation se renforce avec l’apprentissage du domaine du son. Après une formation initiale en secrétariat et comptabilité, Jean Antoine Mebenga-Mutel développe entre 2009 et 2011 des compétences en sonorisation et en technique audio, notamment dans le cadre de son expérience avec Normandie Animation. Il poursuit ensuite une activité professionnelle indépendante autour de la location, de la livraison et de l’installation de matériel de sonorisation. Cette expérience technique constitue un élément essentiel de son parcours, car elle relie directement la pratique artistique à la réalité matérielle de la production d’un événement.


Au fil du temps, cette connaissance du son s’ouvre naturellement vers l’audiovisuel. La caméra devient un autre outil de création et de transmission. Filmer un concert, conserver une prestation, réaliser un clip, documenter un voyage ou participer à une émission revient à prolonger par l’image ce qui avait commencé avec la musique et le son.


L’année 2017 constitue à cet égard une étape particulièrement intéressante. Une archive audiovisuelle consacrée à la République dominicaine documente notamment Punta Cana, Bávaro et l’île de Saona. Ce reportage montre que Jah Tiss ne se limite plus à la scène musicale : il devient également observateur, voyageur et créateur de contenus. Le voyage prend une dimension documentaire. Il ne s’agit plus seulement de se déplacer, mais de regarder, de rencontrer, de filmer et de partager une expérience avec ceux qui découvriront ensuite les images.


Cette évolution rejoint également la création et le développement de Jah Will Provide. À travers ce projet numérique, Jean Antoine Mebenga-Mutel rassemble notamment des textes, discours, enseignements et archives associés à Haile Selassie I. Le blog constitue une démarche personnelle de conservation et de transmission. L’article « L’éducation est la clé », publié en mars 2017, illustre cette volonté de mettre la connaissance au centre du travail. La logique de Jah Will Provide est importante pour comprendre l’ensemble du parcours : les connaissances ne sont pas considérées comme un bien à conserver pour soi, mais comme quelque chose qui doit pouvoir circuler, être étudié, partagé et transmis.


La musique reste cependant au cœur de son identité. Sous le nom de Jah Tiss, il poursuit son travail dans l’univers roots et reggae et développe différentes collaborations et productions. Son parcours comprend notamment des relations artistiques avec Artisanal Roots et Reggae Ark Band ainsi qu’avec différents artistes et acteurs de la scène reggae. Parmi les collaborations documentées figure Sista Mussili, artiste du Gabon, avec le titre « Jah Kingdom », réalisé avec Jah Tiss. Cette production apparaît dans le portfolio professionnel de MazMix, qui référence « Sista Mussili & Jah Tiss – Jah Kingdom » parmi ses travaux de mastering. Cette trace confirme la dimension internationale de certaines de ses collaborations et l’inscription de Jah Tiss dans un réseau artistique dépassant le cadre local.


Jah Den fait également partie des collaborations à prendre en compte dans cette histoire musicale. Le travail associé à Jah Den et notamment à « Militer pour la paix » appartient aux archives de cet univers musical et vient compléter les collaborations avec Sista Mussili et les autres artistes rencontrés au fil du parcours. Ces collaborations ne doivent pas être considérées comme de simples titres ajoutés à une discographie. Elles représentent des rencontres, des échanges de savoir-faire et des dialogues entre artistes partageant des préoccupations liées à la musique, à la paix, à la culture et à la transmission.


L’année 2018 constitue une nouvelle étape importante. Le parcours de Jah Tiss se retrouve alors dans plusieurs contextes musicaux et audiovisuels, notamment autour d’événements liés à la lutte contre le racisme et au partage culturel. Une archive fait notamment apparaître Rara Dife Fonpanie dans un contexte musical associé à cette démarche et à un événement organisé à l’Université de Mont-Saint-Aignan. Cette période prolonge la relation entre musique roots, engagement culturel et rassemblement collectif qui caractérisait déjà l’expérience de Conscience Universelle.


La même année, une autre archive particulièrement importante documente le passage de Jah Tiss dans l’émission Dub Soldier au Cameroun. L’émission du 25 août 2018 est consacrée notamment à Akoma Mba et Jah Tiss Akae. Cette apparition est importante dans la chronologie parce qu’elle rend visible l’identité artistique de Jah Tiss Akae et témoigne de son ouverture vers la scène culturelle camerounaise. Le Cameroun devient ensuite un territoire majeur de son parcours documentaire et de ses recherches.


Cette dimension de reporter prend progressivement une place autonome. Jah Tiss ne se contente plus de produire ou de participer à des contenus musicaux : il documente également les lieux, les personnes, les événements et les expériences qu’il rencontre. Le reportage devient un moyen de conserver une mémoire et de créer une relation entre celui qui vit une expérience et ceux qui la découvrent à travers l’image.


C’est dans cette logique que s’inscrit le projet Nkoala’a. Le parcours documentaire de Nkoala’a comprend notamment une première étape au Cameroun puis une ouverture vers Ayiti. Le projet associe voyage, découverte culturelle, rencontre humaine, observation et production audiovisuelle. Nkoala’a s’inscrit ainsi dans la continuité d’une démarche qui avait commencé avec les premiers reportages et qui prend progressivement une dimension plus large : comprendre les cultures par l’expérience directe et restituer cette expérience par l’image.


Le Cameroun occupe dans cette trajectoire une place particulière. Les rencontres, la musique et les médias s’y croisent. Le passage dans Dub Soldier avec Akoma Mba constitue l’une des archives visibles de cette relation, tandis que les travaux liés à Nkoala’a permettent d’aller plus loin dans la dimension documentaire. Le voyage devient une forme de recherche et le reportage un moyen de transmettre ce qui a été découvert.


Ayiti représente une autre étape majeure de cette démarche. Le voyage vers l’île s’inscrit dans le prolongement de Nkoala’a et dans cette volonté de comprendre les territoires par la rencontre et par l’expérience. Pour Jah Tiss, le reportage ne consiste pas uniquement à filmer des paysages. Il s’agit également de rencontrer des personnes, d’écouter des histoires, d’observer les réalités culturelles et de restituer ce qui a été vécu.


La création de la chaîne Nice Time s’inscrit dans cette même continuité. YouTube devient un espace permettant de diffuser les productions audiovisuelles, les reportages, les archives et différents contenus issus de son parcours. Nice Time complète ainsi Jah Will Provide : l’un privilégie davantage l’image, l’expérience et le reportage, tandis que l’autre constitue un espace d’archives, de réflexion et de transmission écrite.


Cette volonté de transmission est également liée à une autre dimension importante de l’identité Jah Tiss Akae Beka Mebeghe : le rapport au Mvett Ekang et à l’initiation de Mebeghe. Le Mvett appartient au patrimoine culturel et intellectuel des peuples Ekang et porte avec lui des récits, une mémoire, une philosophie et des formes de transmission. L’intérêt de Jah Tiss pour cet héritage s’inscrit dans une démarche de connaissance et de partage. Il ne s’agit pas pour lui de garder les connaissances dans un espace fermé, mais de chercher à comprendre, à documenter et à transmettre ce qui peut contribuer à une meilleure connaissance des cultures et de leur histoire.


Cette dimension donne également un sens particulier aux termes Akae Beka et Mebeghe dans son identité artistique. Ils ne constituent pas simplement des éléments destinés à construire un nom de scène. Ils s’inscrivent dans une recherche plus profonde autour de l’identité, de la connaissance, de la mémoire et de la transmission. Le parcours artistique devient alors aussi un parcours culturel.


La rencontre avec Askale Selassie constitue une autre étape significative de cette trajectoire. Elle prend place dans le prolongement du travail de Jah Will Provide et de son intérêt pour Haile Selassie I, son histoire, ses enseignements et leur transmission. Cette rencontre rejoint donc naturellement les autres dimensions de son parcours : recherche, rencontre, mémoire, culture et partage.


L’ensemble de ces expériences permet de comprendre pourquoi la trajectoire de Jah Tiss Akae Beka Mebeghe ne peut pas être réduite à la seule catégorie d’artiste reggae. La musique en constitue un pilier essentiel, mais elle est accompagnée par la technique du son, la production, le reportage, l’audiovisuel, les voyages, la recherche culturelle et la transmission.


Ses collaborations avec Sista Mussili du Gabon, Jah Den, Artisanal Roots, Reggae Ark Band, Akoma Mba et les autres artistes rencontrés au cours de son parcours témoignent d’une ouverture constante vers d’autres univers. Ses productions musicales et ses clips prolongent cette dynamique tandis que ses reportages et ses voyages donnent à son travail une dimension documentaire.


Les archives disponibles sur YouTube, Facebook et Jah Will Provide permettent aujourd’hui de reconstituer progressivement cette histoire. Elles constituent une mémoire numérique de plusieurs années d’activités musicales, audiovisuelles, culturelles et humaines. Les anciennes vidéos ne sont pas seulement des souvenirs : elles permettent de dater les différentes périodes, de retrouver les collaborations et de comprendre l’évolution d’un parcours indépendant.


Jah Tiss Akae Beka Mebeghe est ainsi à la fois artiste, musicien, acteur de la culture roots et reggae, producteur, reporter, créateur audiovisuel, technicien du son, organisateur, voyageur et acteur de la transmission culturelle.


Son parcours relie la scène et l’image, la musique et le reportage, la technique et la création, le voyage et la recherche, la mémoire et la transmission.


De ses premières expériences autour d’Artisanal Roots à Conscience Universelle, de la sonorisation aux productions musicales, des collaborations avec Jah Den et Sista Mussili aux rencontres avec d’autres artistes, de Dub Soldier au Cameroun aux voyages de Nkoala’a, de la République dominicaine à Ayiti, de Nice Time à Jah Will Provide, de ses recherches autour de Haile Selassie I à sa rencontre avec Askale Selassie, et de son intérêt pour le Mvett Ekang et l’initiation de Mebeghe, son parcours dessine une même ligne directrice : créer, chercher, rencontrer, documenter, comprendre et partager.


Jah Tiss Akae Beka Mebeghe poursuit ainsi une démarche indépendante dans laquelle la connaissance n’est pas une chose à cacher, mais une richesse à transmettre. La musique devient un langage, l’image une mémoire, le voyage une rencontre, le reportage un témoignage et la culture un héritage vivant.


Jah Will Provide s’inscrit dans cette philosophie : conserver les traces, rendre les connaissances accessibles et participer, à son échelle, à leur transmission.


Cette biographie constitue donc une première synthèse d’un parcours beaucoup plus vaste, dont les vidéos, les productions musicales, les reportages, les émissions, les voyages, les collaborations et les archives continuent de documenter l’histoire de Jean Antoine Mebenga-Mutel, connu sous le nom de Jah Tiss Akae Beka Mebeghe.


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